Symposium Francophone RNBE-2016

  • David Fojt a anoncé recemment le symposium de l'association Française SFSMC
    1er Symposium sur les Réactions Nucléaires à Basse Énergie Avignon France du 18 au 20 Mars 2016


    http://www.sfsnmc.org/dev/index.php/symposium/


    Voici quelque détal clés, et de quoi lancer une discussion



    EDIT: Voici l'article d'annonce de JP Biberian sur son blog
    http://blogde-jeanpaulbiberian…posium-sur-la-fusion.html

  • Jean-Paul Binerian a fait un petit post sur cette conférence, la semaine prochaine.
    http://blogde-jeanpaulbiberian…nce-en-france-sur-la.html


    Quote


    Première conférence en France sur la Fusion Froide


    Les 19 et 20 mars aura lieu à Avignon la première conférence organisée par la "Société Française de Science Nucléaire dans la Matière Condensée" sur les Réactions Nucléaires à Basse Énergie. C'est la première fois que l'ensemble des personnes en France intéressées par la Fusion Froide se réunissent pour faire le point sur les avancées du sujet en France et dans le reste du monde. Plus de 40 personnes venant d'horizons aussi divers que des universitaires, des entreprises et des chercheurs isolés seront présents.


    La découverte de la Fusion Froide a été annoncée il y a 27 ans par les Professeurs Stanley Pons et Martin Fleischmann.


    J'y serais comme David Fojt notamment...

  • Je suis arrivé sur place.
    Première soirée de rencontres surprenantes.
    C'est une rencontre plus que française, mais Francophone et même anglophone (avec notamment Bill Collis de l'ISCMNS).
    Le Québec, la Belgique les USA sont représentées avec enthousiasme, au coté de chercheurs expérimentés(JP Biberian, Jacques Ruer, Jean Luc Paillet, Jacques Dufour, Bill Collis... et plein d'autre que j'oublie à cette heure tardive), et d'une nouvelle garde comme Mathieu Vallat, David Fojt.
    David Fojt a amené son réacteur expérimental en cours de développement.


    Ambiance de retrouvaille pour beaucoup, et l'espoir que les choses avancent.


    A demain

  • Dear Peter
    The program is available on the site.
    http://www.sfsnmc.org/index.php/symposium/
    The videos, slides of présentation should be published afterward.


    Je vais faire un résumé rapide de la journée.


    Le premier exposé par JP Biberian, a présenté la vie et les recherches LENr de George Lonchampt.
    C'étaitbien plus un ingénieur, méthodique, qu'un chercheur.
    Il a travaillé notamment sur la séparation isotopique du lithium, puis de l'uranium par procédé électrolythique.
    Avec Miles il est le seul a avoir reproduit exactment les expériences de Fleischman&Pons. Il a travaillé sur diverses expériences plus ou moins réussies de LENr avec des conducteurs protoniques, des cellules Patterson.
    Cette présentation a été l'occasion de constater l'opposition du CEA aux travaux sur les LENR, même hors temps de travail, comme au CNRS par ailleurs


    Le deuxième exposé par Buxerolles et Kurrokjian a présenté leur expérience faite en 1989 de détection de neutrons dans une cellule électrolytique PdD + NaF. Cette équipe bien expérimentée dans a détection de neutron , utilisant un détecteur He3 optimisé pour les neutrons de 2.5Mev (sphere de 8 pouces, chargée de ralentir ces neutrons), a observé un événement clair 'émission de neutrons (3.8e4 n/s estimé autour du réacteur) comparable à ceux de F&P. Le détecteur a été calibré avant, pendant et après l'expérience . de quelques heures.Mais un orage a coupé l'électricité 30 minutes, et à la reprise le nombre de neutrons a commencé à baisser pour retomber au niveau du fond au bout de qq heures.
    Un émetteur de neutron était aussi utilisé pour créer un fond.
    Cette expérience n'a pas pu être répliquée parce que le CEA l'a interdit.
    Les détecteurs utilisés sont très crédibles car utilisé couramment dans des ambiances chaudes pour la calibration d’appareil de radioprotection, en routine.



    J'exposé de Jacques Ruer (ingénieur retraité de SAIPEM) concernait la comptabilisation des flux d'énergie dans les expériences et réacteurs LENR.
    Il a décrit les modes de fonctionnement d'un réacteur LENR et les facteurs de performance associés.

    • réacteur chauffé : on est obligé de chauffer le réacteur mais une chaleur supplémentaire est ajoutée. Le COP est le rapport de l'électricité injecter sur la chaleur totale produite, tandis que le facteur d'amplification A est le ratio de l'énergie d'excitation (sans le chauffage, qui pourrait provenir de la réaction en mode non chauffé) sur la chaleur produite. Il peut y avoir confusion entre COP et facteur A, comme par exemple Brillouin qui calcule son COP en ne tenant pas compte du chauffage.
    • réacteur refroidit. Ici le reacteur se chauffe lui même et donc doit être refroidit. Les COP et facteur d'amplification sont donc les même.
    • réacteur refroidit avec feedback : un réacteur fait tourner un moteur thermique qui alimente en électricité le réacteur pour son excitation.
    • réacteur refroidit autonome avec production d'électricité. ici le réacteur alimente un générateur électrique, utilise une partie de l'électricité, et exporte le reste. On peut définit un facteur de gain en électricité Z, qui est le ratio entre l'électricité exportée et l'électricité d'excitation. En fait ce facteur peut être négatif si le réacteur ne s'autoentretien pas, nul s'il n'exporte rien, et positif sinon.

    Il a ensuite parler des différent type de moteurs thermiques.
    A petite puissance, le moteur Stirling est apprécié, mais il a ses limite à haute puissance.
    Le moteur Ericsson , une variante avec des soupapes, est efficace mais ne tiet pas les hautes températures (>500c)
    Les turbines a vapeur à haute puissance sont très complexes, avec de nombreux étages de récupération et préchauffage.
    A basse puissance, des turbines ORC (cycle Rankine organique, utilisant des fluides organique à la place de l'eau) sont plus simples.
    Les générateurs thermoélectriques sont plus simples à utiliser mais ont un rendeent assez faible.
    Il a finalement associé les courbes de rendement des moteurs selon la température aux calculs de COP pour montrer le COP minimum en fonction de la température, et de la qualité des moteurs.


    Nicolas Armanet a parlé du comportement des hydrures de palladium, des phases alpha et beta, de comment elles évoluent, selon la température, lors des cycles de chargement et déchargement.
    Cette présentation a été très apprécié car ell pourrait donner des pistes sur la manière de charger/décharger l'hydrogène dans le palladium, mais aussi le nickel, sur les alliages à utiliser, et sur la température de chargement et déchargement.
    L'hydrogène entre dans le palladium d'abord sous une forme alpha, puis en dessous d'une température critique se trouve mélangée à une phase beta au comportement différent. Au dessus d'une température critique, il n'y a pas de mélange.


    La phase alpha se dissout dans le métail entier, et n'induit pas trop de gonflement.
    la phase beta semble ne se dissoudre que en surface, créant un gonflement important (10% pour le Pd, 20% pour le Ni).
    Cela déclenche n effet étrange de déformation du matériaux, anisotrope si la forme est alongée.
    L'effet d'anisotropie de la déformation ne se produit pas si on charge/décharge au dessu de la températre critique.
    Pour les LENR ce peut être un point clé. en effet si on charge et décharge à basse température sous la température critique, alors le matériaux va subire une déformation importante, qui peut créer ou détruire des NAE.
    A plus haute température au dessu de la température critique, la déformation peut être plus homogène.


    A noter que l'alliage PdAg abaisse la température critique, jusque la température ambiante vers 17% d'argent. Cela explique peut être pourquoi Edmund Storms indique que PdAg marche mieux.


    En nickel la situation est encore pire car la déformation atteint 20%. La phase beta ne peut pas pénétrer dans le matériaux plus de 60µm.
    Un équivalent du PdAg pourrait être le NiMn...
    Des question sur le NiCu de Celani ou le NiTi (nitinol) ont été posé, sans réponse ...



    L'exposé de Francois de Guerville a porté sur les cavité dans les conducteurs protoniques (des perovskites comme SrCeO3 dopé Y) qui contiennent de l’hydrogène moléculairesous haute pression (>1GPa).
    Peut être sera t'il possible d'augmenter la pression par un flux d'hydrogène, et à terme de créer de l'hydrogène métallique, voir de la matière de Rydberg. La pression requise est énorme, donc c'est une question.


    L'exposé de Jean Luc paillet était sur les niveau electroniquesc profond des atomes, les DDL.
    Il parle de ces solution, intégrant des corrections relativistes, qui sont rejetées habituellement, sur la supposition que le noyau est de rayon nul. Il fat aussi tenir compte des couplages spin-orbites et spin-spin...


    Jean Francois Geneste a présenté "l'énergie se conserve t'elle". Il questionne la physique actuelle, la notion de champs dans le vide, sur le fait que dans un contexte de réalisme local, l'énergie peut transitoirement apparaitre lors d'une interaction entre une charge et un écran.
    Il propose que la transition électronique dans un atome (modèle de bohm) fasse apparaitre des champs magnétique localement intenses, qui pourraient avoir un effet utile, pour les LENr par exemple.


    Frederic HenryCouannier, a présente la gravité "à coté obscur". L'objet est de réconcilier la relativité générale et la physique quantique.
    La physique quantique utilise un référentiel d'espace temps fixes ou la physique s'applique...
    La relativité générale elle faite que l'espace lui même se déforme, et interagit avec la matière, ce qui rend cette théorie impossible à quantifier en l'état.
    Il propose de rétablir un espace temps fixe, dans lequel la gravité relativiste cause des déformations observables. Mais pour que cela marche il faut ajouter un deuxième jeux de fonctions "gravitation", qui corresponde à une sorte de monde invisible, doté de la même gravité que ce monde, et qui interagit de façon répulsive avec le notre...
    Ca semble cohérent, et il n'y a plus besoin de matière noire ou d'énergie noire,pour explique les phases de la cosmologie.

  • Merci Peter.


    Voici le résumé de la 2e journée.


    Je suis désolé de ne pas avoir le temps de trop relire ce texte.
    Les diapositives seront publiés par la SFSNMC avec les vidéo des présentations, et mon texte a plutot pour but de donner envie aux gens de lire et visionner ces présentations.


    Le premier exposé par Jean-Paul Biberian à décrit l'histoire de la Fusion froide.
    Il a présenté quelques résultats d'avant la conférence de F1P, tel que Otto Reifenscheiler (années 70 chez Philips, Kuev&l (1986, des neutrons observés lors de coup de marteau sur de la glace d'eau lourde), Dejarguin (1989 dans nature, neutrons dans du TiD sous chocs).
    La conférence de F&P a été un moment clé. Fleischmann et Pons n'étaient pas des inconnus, car Fleischmann était membre de l'académie des science royales britanniques et découvreur de l'Effet Raman Exalté, tandis que Pons était directeur du département de physique de l'université de l'Utah (poste non administratif aux USA).
    Suite a cette conférence il y a eu des échecs, des réussites, des faux positifs.
    Les théoriciens ont dit que c'était impossible.
    et l'APS a déclaré que la fusion froide n'existait pas, mettant un couvercle sur le sujet.
    L'expérience de F&P utilise un calorimètre isopéribolique très astucieux, simple et précis, mais que très peu ont reproduit car il faut une compétence extrême pour être précis avec.
    McKubre a reproduit l'expérience differemment. C'était un ancien élève de Fleischmann, spécialiste du chargement du PdH.
    L'expérience des cathode creuse de Aratta a été présentée. Un des résultat était par exemple de 24W après 1200h d'expérience...
    Elle a été répliquée par McKubre, qui a fait des analyses spectroscopique et découvert non seulement du He4 mais aussi le très rare He3.
    On a présenté l'expérience de Dennis Letts&Dennis Cravens. Dans une cellule electrochimique type F&P un laser est appliqué au moment où la cellule commence à réagir, et le laser de 1mW déclenche une chaleur anormale de 300mW.
    Cette expérience a été modifiée en appliquant deux laser de fréquence décalée, produisant un battement THz. le plus intéressant c'est que en faisant varier la fréquence du battement, on observe une sorte de spectre de résonance sur la chaleur anormale.
    L'expérience de Dardic, de la société Energetics (celle que Robert Duncan, directeur du département de physique à l'universié du Missouri à anaysée pou l'émission 60 Minutes, et qui l'a convaincu de faire de la recherche LENR) a été présenté. Grace a une excitation électrique par un signat très complexe (superwave) on a observé une chaleur anormale de 40watt pour une excitation de 0.74W (COP 25).
    Le Nanor, développé par Hagelstein et Swartz du MIT a été présenté . C'est du Pd entouré de ZrO2, excité par un courant pulsé.
    On a parlé des expérience où du He4 est mesuré.
    F&P avaient mesuré le He4 mais ne 'ont pas publié.
    Aratta au japon a aussi mesuré He4 avec un spectromètre précis, car il faut éviter la confusion entre He4 et DD dans les spectrometre de masse. Il a bien différencié les pics He4 et DD (avec l'aide d'un piège cryogénique pour pieger le DD).
    Les Case, un ingénieur a testé un grand nombre de catalyseurs pour voir s'il y avait des chaleur anormale pour observer que du charbon de coco recouvert de palladium était actif. McKubre a observé la production de He4, et le rapport de proportionalité entre chaleur et He4 de 31MeV+/-13 par atome de He4
    Pour les transmutations les expériences de Iwamura ont été évoquée.
    Cela a commencé dans le cadre d'un projet de 5 ans du gouvernement japonais lancé en 1993 pour voir si la fusion froide marchait ou pas. Les résultats ont été décevant et le projet a été repris par Mitsubishi Heavy Industry.
    Dans les expériences de Iwamura du D2 travers un sandwich de Pd et CAO en couche minces, recouvert de composé comme césium, samarium, Barium. Il a observé avec des spectrographe rayon X XPS des transmutations évoluant avec le temps, comme Cs+4D->Pr ou Sr+4D->Mo ou Ba+6D->Sm, avec des preuve que ce ne pouvait pas être une contamination (par exemple la présence du seul Mo96)


    Il y a d'autres expérience de permeation.
    Les expérience de Fralick (Nasa 89) ont été évoquée. Fralick a utilisé un filtre d'hydrogène en palladium et a observé la production de chaleurs (sans neutrons, contrairement à ses espoirs) à la vidange du flitra alors que la réaction devait être endothermique. Fralick l'a reproduit en 2011.
    Biberian et Armanet (présent à la conférence) l'avaient reproduit vers 2005.


    Aratta a fait des expériences avec du Pd recouvert de ZrO2, dans une ambiance de 100bar de deuterium et a observé de la chaleur
    Piantelli a fait des expérience avec nickel et hydrogène légère, avec un barreau de nickel dont les deux coté n'étaient pas de la même température, et a observé de la chaleur.


    Pour le tritium Claytor à Los Alamos a observé du tritium dans des expérience PdH
    pour les neutrons, Jones en avait observé un peu.
    Scaramuzzi en Italie en a observé avec du TiD2.
    Jiang en a observé evce du TiD2 et du UD3.


    Pour la détection de particule alpha, Fischer en a observé dans une expérience avec du deuterium et des composés comprenant palladium et zircon ZrO2.
    Pour conclure Jean-paul Biberian à listé des pays les plus actifs, comme USA, Chine, Japon, Russie, Italie, et dans une moindre mesure, France, Royaume-Uni, Irlande, Corée, Hongrie, ...


    Le deuxième exposé par Mathieu valat a présenté les travaux et les résultats du MFMP.
    L'expérience du dogbone et notamment du "bang" a été très instructif sur ce qui se passe dans els expérience "à la Parkhomov". Cela a mené au développement du "glowstick", plus simple.
    Il a aussi permit de repérer des incohérences dans le rapport de Lugano, notamment l'émissivité IR supposé pour la caméra (qui plutor que 0.45 semble être dans les 0.95 sur la bande de la caméra)
    Les échange avec Piantelli ont donén des informations clé. Notamment il est essentiel de ne pas avoir d'oxygène dans la cellule.
    La poudre de nickel d'origine Carbonyl a une structure présentant une surface très élevée.
    Le procédé qu'ils utilisent suppose des séuqunece de chargement avec des plateaux autour de la température de Debye, puis au dessus de celle de Curie.
    Le LiAlH4 est un produit qui se révèle très pratique, car selon son évolution (plein d'étapes) il y a le relargage d'hydrogène et de divers composés.
    Il semble important de créer un précipité de lithium sur le nickel.
    Bob Higgins s'est révélé avec des compétences clés sur ce sujet.
    Le MFMP en Californie fait la tournée de labo pour récupérer des détecteurs He3 (neutrons) non utilisés.
    Cela permettra d'instrumenter les expériences prochaines bien mieux qu'actuellement.
    Il y a diverses réplication en cours, en Californie, au nouveau Mexique par Bob Higgins, et en France.
    Il y en a aussi au SKINR, en république tchèque, par Brian Albiston, et de nombreuses d'autres.


    Le troisième exposé décrit un accident observé par Didier grass, à Thomson CSF, lors de traitements de poudres de zircon (ZrO2) recouvert de nickel par pulvérisation cathodique.
    Cet accident s'est produit avant l'annonce de F&P et il n'a fait le lien qu'après F&P. Elle n'a pas pu pêtre reproduit, vu qu'il ne s'agissait pas de recherche LENR mais d'un accident.
    Il travaillait sur de possible matériaux innovant capable d'émettre des electrons efficacement dans les tubes à vides, par émission thermionique.
    Il a commencé par recouvrir une poudre de zircon avec du nickel par un procédé "de pulvérisation cathodique". ce procédé est assez particulier en ce qu'il dépose une couche très éloigné de l'équilibre, plein de défauts métalurgique, notamment dit "de macle".
    Ce dépot avait pour but de permettre de rendre la poudre conductrice, afin d'y déposer du nickel par électrolyse.
    Dans ce but il a préparé une électrolyse dans un bain de Ni(NH2SO3)2 (amidosulfate de nickel) à 40C avec un courant de 10mA/cm2. Anode de nickel pur, et poudre en cathode.
    après quelque secondes de lancement de l'électrolyse il a observé une boule de feu dans la cellule, mais pas d'explosion.
    La poudre de zircon a fondu, ce qui se produit au dessu des 2000C.
    Ce résultat ne semble plus si étrange car en LENR on connais l'intérêt des poudres nanostrcuturée, et que le dépot par pulvérisation cathodique est particulièrement anormal, presque amorphe.


    la géométrie de la cathode type "hollow cathode" est aussi connue pour augmenter la compression électrochimique.
    Didier gras s'interroge si les microcavité évoquées la veille par Francois de Guerville, ne sont pas en rapport avec ses observation.



    Bill Collis a ensuite présenté son modèle théorique "Minimal Exotic Neutral Particle Model".
    Il part d'hypothèse classiques et conservatrice en physique quantique, basé sur les observation.
    Le fait que la réaction soit rapide implique qu'elle n'implique pas de réaction multi-corps, pas d'interaction faible, pas de barière coulombienne franchie.
    Le fait qu'il n'y ait pas de radiation pénétrantes observée implique que l'impulsion soit conservée, que le spin soit conservé, que les produits de la réaction ne soient pas radioactive, et donc que l'énergie soit diffusée sous forme d'énergie cinétique.
    A l'origine de ces "impossible" il y a diverses raisons. L'interaction faible est très peu probable, et implique la production d'un neutrino.
    Pour les réaction cohérentes, Preparatta avait montré que la coherence est insuffisante tant qu'il n'existe pas des puits de potentiels de 80eV, or ils seraient observé au niveau chimique sous for de réaction très exothermiques.
    Il en conclut qu'il y a deux réactifs, plus de 1 produits, que l'un des réactif est neutre, et que l'un des produits est neutre.
    Il liste quelques modèles compatibles, comme les Erzions de Bazhutov, les polyneutrons de Fischer, le neutron hopping de Hagelstein.
    La théorie devra expliquer la production de He4, la chaleur, le manque de radiation pénétrantes , et la difficulté de detecter ces particucles neutres exotique (Exitic neutral Particle).
    Il propose qu'il existe une paire d'espèces neutres qui soient capable d'effectuer un transfert de neutron. Ce doit être un donneur de neutron, et son pendant accepteur de neutron.
    Il élimine les polyneutrons (ne correspond pas aux observations).
    L'existence de point chaud implique un comportement catalytique de cet objet, mais pas une réaction en chaine (non observée).
    Il propose que ce donneur(En) et cet accepteur (E0) de neutron serve de catalyseurs à des réaction exothermiques entre 3 isotope, avec régénération du donneur de neutron.
    par exemple
    Li6+En -> E0+Li7+energy
    Li6+E0 -> En+Li5 +energy
    Il trouve des cycle catalytiques similaires avec C13, H2, W183, Pt195, U238
    Ces matériaux ont été impliqués dans des réactions LENR dans certains papiers.
    Il y a des prédiction à vérifier sur les isotopes et transmutations.
    Un échange a eu lieu avec Jean-Luc Paillet sur la possibilité que cette espèce donneur de neutro soit en fait un atome dont un électron est tombé dans un état DDL...


    La présentation de Frederic henry Couannier a poursuivi sur la base de la théorie de la gravité à coté obscur.
    Le point clé est que l'espace peut voir apparaitre des discontinuité où l'espace se contracte localement.
    Ce qui pourrait déclencher ce basculement serait la densité d'énergie/masse locale.
    Il propose qu'un basculement soit déclenché suita l'arrivé de charges ou de masse locales, ce qui une fois enchenché maintiendrait quelque temps comme le phénomène de foudre en boule, jusqu'ace que l'objet soit neutralisé. tant que la sphère ne serait pas neutralisée, la zone concernée maintiendrait une forte densité. Les objets massifs contenus dans cet espace par contre suivraient les charges proches de la surface, ce qui donnerait l'impression d'un objet d'une charge énorme alors qu'en fait il s'agirait juste de petites charges, légères, suivies par l'espace contracté et lourd. Cela expliquerait les particules étranges et exotiques observées dans certaines expérience de bazhutov.


    Pierre Clauzon et daniel Fargue ont présenté des expériences récentes d'electrolyse plasma comparables à celles de Mizuno et Bazhutov.
    Ces expérience font suites à des travaux de réplications de Mizuno faits vers 2006.
    Ils sont réalisés dans le contexte de l'institut De Broglie, une association de passionés.
    A l'époque il y avait eu un soucis avec un wattmètre à trop faible bande passante ayant fait croire à un COP de 1.4 qui finalement s'est révélé être 1.1.
    L'expérience de Bazhutov et Mizuno diffèrent principalement par la polarité inverse.
    L'expérience actuelle se fait dans une solution aquese de k2CO3 à 0.2M, avec chauffage de 400W, et voltage continue de 250V typ.
    Il fonctionne en mode compensé en tentat de stabiliser la température.
    On utilise un vase Dewar (NB: type thermos!).
    Il y a plein de problème expérimentaux, tel que les éclaboussires, la stratification thermique de la cellule, les temps morts entre les phase d'arcage, ce qui cause des fuites thermiques variables et des soucis de mesure divers.
    L'expérience a été amélioré en maintenant la température à 100C, en utilisant le corps d'une bouilloire.


    Les mesures actuelles, en mode Bazhutov, laissent entrevoir un COP 1.1-1.2, si on corrige les pertes estimées par transfert thermique des électrodes, chaufféres à blanc.
    C'est un travail en cours, et le résultat n'est pas définitif.


    La présentation suivante a été faite par Jacques Dufour (connu pour ses travaux faits au CNAM pour le compte de Shell).
    Il a présenté rapidement des résultats quand à la synthèse d'un composé qu'il nomme "pico-hydrure de fer".
    C'est "un dipole électrique permanent de dimension atomique"...
    Il s'agit d'un hydrogène qui se retrouve associé à un atome de fer, par la couche électronique K, au lieu d'être par la couche externe.
    L'atome d'hydrogène est initialement excité au point d'avoir une orbite éliptique qui pénètre dans les couches profondes de l'atome de fer, et le tout est tabilité par atraction électrostatique.
    Il a faut des mesures en calorimétrie différentielle pour mesurer la chaleur produite à la dissociation de cette espèce étrange.
    L'enthalpie de formation de ce composé est ainsi environ un millier de fois celle de la combustion connue du carbone dans l'oxygène (et un millier sou celle d'une réaction nucléaire de fission), dans les 390MJ/mole.
    Ces travaux sont dans le cadre des ses travaux sur ce qu'il appelle la pico-chimie.


    Ensuite Jean-Paul Biberian à décrit ses 5 expériences en cours.
    La première est celle de Mizuno-Bazhutov. Ell est faite dans un calorimètre haute pression (10bar).
    Il y a une expérience de type Rossi/Parkhomov, mais il n'y a pas de résultat pour le moment.
    Il y a la réplication de l'expérience ICARUS9 de Fleischman&Pons, une électrolys à l'ébulition avec condensation. Il a fallu reconstruire le calorimètre d'après les plans du fabriquant. Elle est en cours de calibration.
    Pour stabiliser l'ambiance autour du calorimètre, un grand aquarium cylindrique et un régulateur de température d'aquarium sont utilisé. Il est rappelé que même avec une calorimétrie de flux massique, les variation de la température ambiante sont source d'incertitude.
    Il y a une réplication des expériences de perméation (2004-2006), mais il y a un soucis pour retrouver les détails de l'époque (il est question de dorure du palladium).
    Il y a des travaux sur une expérience impliquant des micro ondes et un plasma poussierreux chargé en charbon de bois, produisant des cendres magnétiques, dont du fer qui a été détecté. Cette expérience a été prêté par George Mengeli qui soupconne des transmutations.
    Dans l'audience certains ont avancé la possibilité d'avoir de l'oxyde de fer dans le charbon de bois, qui subisse une réaction similaire à celle des hauts-fourneaux. Une hypothèse à tester.



    Il y a eux des tables rondes.
    Samedi la table ronde posait la question de comment définit les expériences visant à tester les prédiction des théories. Les théoriciens sont invités à proposer des prédictions et des expériences.


    Dimanche Il a été évoqué la possibilité que la SFSNMC coordonne les efforts de recherche LENR en France.


    @David Fojt , qui a pris en charge ce sujet à la SFSNMC, a parlé notamment de la possibilité de créer des pôles géographique cohérents.
    Il y a clairement un pôle dans le Sud-Est de la France, entre Avignon et Marseilles notamment, avec ne nombreux membres de la SFNMC.
    Il y a aussi un pôle parisien naturel.
    On voit aussi apparaitre un pôle à l'Est, vers Strasbourg.


    Il est apparu important d'une part que les participants se rencontrent, et aussi que les compétences et apports de chacun, parfois modestes, soient listés car même de petits apports peuvent se révéler très utiles pour la recherche. Tout doit se faire dans le respect des volontés de chacun, car le niveau d'engagement et de disponibilité est très variable.
    Il faut faire circuler l'information, audelà des pôles géographiques.


    Si la SFSNMC souhaite pouvoir coordonner les efforts de recherche, pour l'accélérer, comme l'a bien dit Mathieu Valat le président de la SFSNMC il est important d'abord de bien définit les objectifs, pour ensuite les décliner en actions et projets.


    A noter que Bill Collis avec Jean-Francois geneste , Jenny Vinko, (et j'en oublie), ont lancé le ISCMNS Industrial Board (le nom est peut être légèrement différent, mais l'idée est là), dont l'idée date de l'ICCF19 et même de bien avant. J'imagine que Bill Collis va nous préparer un communiqué prochainement, car c'est une évolution importante de l'ISCMNS.



    Mon feeling:


    Ce symposium a été un moment très riche de rencontre sur plusieurs axes.
    On y a vu des retraités échanger avec de jeunes doctorants.
    On y a aussi vu des chercheurs du monde académique, échanger avec des ingénieurs et industriels.
    Les avions ont parlé avec les voitures, les réplicateurs ont parlé avec le capital risque, les docteurs ont échangé avec les béotiens, la fusion chaude avec la fusion froide, l'ingénierie avec la recherche.
    Belges et Québécois ont enrichi l'assemblée où le sud et le nord de la France échangeait déjà beaucoup.


    Avec ces rencontres riches, se révèle la question importante de la relation entre l'esprit d'entreprise, et l'éthique académique, entre la rigueur de l'ingénierie et le gout de la découverte.


    Il va falloir échanger, éventuellement coordonner, valoriser et exploiter l'enthousiasme et les talents variés, dans le respect de chacun.
    Je n'ai pas l'impression que ce problème soit spécifiquement français, mais par contre la création de pôle géographique et linguistiques, dans le cadre d'une grande Internationale LENR, peut accélérer les progrès de la recherche de des développements.
    Je crois que déjà des choses vont aller plus vite, en France, en Francophonie, et à l'international.


    Des rencontres ont eu lieu. ;) (à quand le bébé?)



  • Jacques Dufour prépare un papier et ne peut pas en dire beaucoup.
    Il a des résultats calorimétriques, mais je n'ai pas compris tout. Je crois qu'il faudra attendre le papier.


    Coté théorique, je suis arrivé plutot sceptique, et certaines idées me semblent désormais intéressantes et à creuser avec des expériences. La vision de Bill Collis est construite et se connecte bien avec Dufour ou Paillet, comme avec Piantelli....


    D'une autre coté le rejet des phénomènes collectifs me déstabilise. Bill Collis a des arguments contre.


    Mais , bon, discuter de théorie est prématuré, sauf pour concevoir des expériences visant à les tester, sujet de la première table ronde.


    Le poster ISOLDE sur les mesures PAC, déniché aujourd'hui au CERN, me semble très intéressant.

  • J'ai rassemblé et corrigé un peu mes notes de conférence.


    Les Slides sont dans ce dossier google drive
    https://drive.google.com/folderview?id=0B9qCtGOFmvhmSllSbmo1ZktPZTg&usp=drive_web#grid


    j'attend des retours pour corriger les erreurs ...


  • Mathieu Valat, le président de la SFSNMC a publié les slides de la conférence, sur Google Drive, et bientot sur le site
    https://drive.google.com/folderview?id=0B9qCtGOFmvhmSllSbmo1ZktPZTg&usp=drive_web#grid


    je vais éditer le précédent résumé pour y intégrer les slides

  • Nicolas Armanet et Francois de Guerville (de l'i2-HMR) m'ont transmis des corrections et résumés, que j'ai intégré dans le corps de mon post précédent.


    Au cas où certains en douteraient, il est probable que j'ai commis de nombreuses erreurs, approximations, ou contre-sens dans mes notes de conférences. Le but principal est de vous donner envie de lire les slides, et de contacter les auteurs.

  • Les vidéo du symposieum sont publiées sur la chaine youtube de la SFSNMC
    https://www.youtube.com/channel/UCPG4hSBPCz4KsHDpxtAk4rA


    entre autre à ce jour :


    Expériences
    Fusion Froide en 1989, Premières expériences par Michel Buxerolles et Jacques Kurkdjian


    Couche mince de nickel realisé par pulvérisation cathodique par Didier Grass


    Les derniers résultats de MFMP par Mathieu


    Avancées de la fusion froide par Jean-Paul Biberian



    Theories
    Modèle conçis et non-conventionnel des particules de noyau par William Collis


    Le coté obscur de la gravité et les RNBE (1/2) par Frédéric-Henry Couannier

    Le coté obscur de la gravité et les RNBE (2/2) par Frédéric-Henry Couannier

    L'énergie se conserve-t-elle vraiement? par Jean-François Geneste


    Ingénierie et science


    Aspects fondamentaux du système palladium-hydrogène par Nicolas Armanet et Michel Bonnard


    Cavités Nanométriques, Précipités de H2 et matière de Rydberg par François De Guerville


    Comptabilisation des flux d'énergie des réacteurs RNBE par Jacques Ruer


    Personnellement, j'ai été très intéressé par les expérience de didier gras, de Michel Buxerolles et Jacques Kurkdjian, par la présentation de jacques Ruer , et celles de Nicolas Armanet et Michel Bonnard, et par la présentation théorique de Bill Collis. C'est tout sauf une référence, mais bon...