Traduit FR : Carl Page - Les Réactions Nucléaires à Basse Energie fonctionnent et pourraient supplanter les énergies fossiles

  • Original text in english :
    http://edge.org/response-detail/26753



    French translation :
    Traduction FR :




    2016 : quelle news (scientifique) récente considérez-vous la plus importante ? Qu'est-ce qui la rend importante ?


    Carl V. Page


    Les Réactions Nucléaires à Basse Energie fonctionnent et pourraient supplanter les énergies fossiles.


    Le dérèglement climatique (? "climate collapse" ) réclame un approvisionnement en énergie qui serait beaucoup moins cher que les combustibles fossiles, résistant aux intempéries et catastrophes naturelles, et durable concernant les consommations de combustibles et la pollution produite. Une nouvelle technologie mal comprise, d'un domaine stigmatisé, peut-elle répondre aux besoins ? Les Réactions Nucléaires à Basse Energie (LENR) pourraient très rapidement aider à une grande échelle.


    En 1989, Pons & Fleishmann ont fourni un premier aperçu d'une réaction inattendue et mal comprise, surnommée "Fusion Froide", qui produit beaucoup de chaleur et très peu de rayonnements.


    La recherche sur les LENR est poursuivie tranquillement par de nombreuses grandes entreprises de l'aérospatiale, constructeurs d'automobiles de premier plan, start up, et dans une moindre mesure, par des laboratoires nationaux.


    Au fil des années, beaucoup d'équipes ont observé la réaction par des moyens divers, et un modèle cohérent, quoique inattendu, a émergé. Les expériences sont devenues plus reproductibles, plus diversifiées, moins ambiguës, et plus puissantes en énergie.


    Il n'y a pas de matériaux coûteux ni toxiques, ni d'étapes de traitement, si bien que ça pourrait être l'étape attendue pour succéder aux énergies fossiles. Aucun matériau n'est régulé par le gouvernement, une voie rapide vers la commercialisation est donc possible.


    Les familiarités avec la Fusion Chaude conduit à parapher de fausses attentes (? "to initial false expectations" ). Le début des travaux de réplication très hâtives au MIT a été déclaré un échec lorsque de la chaleur, mais pas de neutrons, a été décelé. Les prérequis des réactions n'étaient pas connus au début, et de nombreuses tentatives ont échoué pour atteindre les prérequis des chargements de combustibles et de l'énergie d’ignition. Même lorsque les exigences de base ont été remplies, les caractéristiques des matériaux variaient à une échelle nanoscopique, rendant la réaction difficile à reproduire. Pons et Fleischmann avaient du mal à répéter leurs propres résultats d'excès d'énergie après ils aient utilisé leur lot chanceux initial de palladium. Aujourd'hui, nous comprenons mieux comment les défauts des matériaux créent les niveaux élevés d'énergie nécessaires.


    Dans de nombreuses expériences LENR, l'excès de chaleur observé dépasse considérablement les réactions chimiques connues ou possibles. Les expériences qont passées de milliwatts à des centaines de watts. Les produits des combustibles consumés ont été identifiés et quantitativement comparés à la production d'énergie. Des rayonnements de haute énergie ont été observés, et sont totalement différents de la Fusion Chaude.


    Le Dr McKubre de SRI International a recherché les conditions requises à partir des données historiques. Pour créer des réactions LENR qui produisent plus d'énergie que consommé, d'un treillis metallique lourdement chargé avec des isotopes d'Hydrogène, entraîné loin de l'équilibre par un système d'excitation impliquant un flux de protons et ainsi probablement une électromigration du treillis d'atomes.


    Une grande caractérisation quantitative de ce qui est produit a été l'expérimentation méticuleuse en 1995 du Dr Miles à China Lake. Les réactions LENR libèrent de l'hélium-4 et de la chaleur dans les mêmes proportions que la familière fusion chaude, mais les émissions de neutrons et de rayons gamma sont au moins 6 ordres de grandeur de moins que prévu.


    Les systèmes d'excitation qui fonctionnent incluent la chaleur, la pression, les Dual Laser, le courant fort, et des ondes de choc qui se chevauchent. Les matériaux ont été traités pour créer et manipuler des imperfections, des trous, des failles, des fissures, et les impuretés, pour augmenter la surface, et fournir un flux élevé de protons et de courant d'électrons. Les métaux de transition solides accueillent la réaction, y compris le Nickel et le Palladium.


    Les cendres incluent de nombreuses preuves d'isotopes métalliques dans le réacteur qui ont gagné de la masse comme par une accumulation de neutrons, ainsi que du Deuterium et du Tritium améliorés. Le Tritium est observé à des concentrations variables. Des rayons X sont observés avec d'autres traces de particules nucléaires.


    Les réactions LENR ressemblent à de la Fusion, pourrait juger un chimiste, par l'Hydrogène introduit et l'Helium-4 produit, et les produits de transmutation. Ça ne ressemble pas du tout à de la Fusion, du point de vue d'un Physicien des plasmas, de par les signatures radioactives.


    La conversion de l'Hydrogène en Helium va libérer beaucoup d'énergie, peu importe comment c'est fait. Les LENR ne sont pas l'énergie du point zéro, ni le mouvement perpétuel. La question est de savoir si cette énergie peut être libérée avec des outils abordables.


    Les physiciens des plamas comprennent la Fusion Thermonucléaire Chaude dans les moindres détails. Les interactions des plamas comprennent peu de parties mobiles, et l'environnement est aléatoire donc son effet est nul. En revanche, la modélisation du mécanisme LENR impliquera la mécanique quantique à l'état solide dans un système d'un million de parties, entraînées loin de l'équilibre. En LENR, un accélérateur de particules à l'échelle nanoscopique ne peut laisser de côté le modèle. Une théorie pour les LENR comptera sur les outils intellectuels qui illuminent les lasers à rayon X ou les superconducteurs à haute température ou les semiconducteurs.


    Beaucoup de choses doivent être éclaircies. Comment le niveau d'énergie est concentré suffisamment pour initier une réaction nucléaire ? Quel est le mécanisme ? Comment une énergie de sortie dans la gamme MeV sortent comme d'évidentes particules de haute énergie ? Dr Peter Hagelstein au MIT a travaillé dur à un "modèle de Boson de Spin Lossy" ("Lossy Spin Boson Model" ) depuis de nombreuses années pour répondre à certaines de ces lacunes.


    Robert Godes de Brillouin Energy suggère une théorie qui correspond aux observations et suggère une mise en oeuvre. La "Réaction Contrôlée de Capture d'Electron ("Controlled Electron Capture Reaction" ). Les protons dans une matrice métallique sont piégés à une fraction d'un Angström sous la chaleur et la pression. Un proton peut capturer un électron et devenir un neutron ultra-froid qui reste stationnaire, mais sans la charge. Cela permet à un autre proton d'entrer (? "tunnel in" ) et rejoindre, créant de l'Hydrogène lourd et de la chaleur. Cela cré du Deuterium qui va au Tritium à l'Hydrogène-4. L'Hydrogène-4 est nouveau pour la Science et est prévu (et observé ?) lors de la désintégration Beta en Hélium-4 en 30 millisecondes. Tout cela cédant environ 27 meV au total par atome d’Hélium-4, sous forme de chaleur.


    La Réaction de Capture d'Electron est commune dans le soleil, et prédit par la simulation d'un super-ordinateur au PNNL. C'est l'inverse de la désintégration Beta de Neutrons libres. Une telle réaction est fortement endothermique - absorbant 780 keV de l'environnement immédiat.


    Les experts de la Fission attendent que des Neutrons chauds cassent des atomes fissiles. Les LENR le font autrement : les neutrons ultra-froids (qui ne peuvent être détectés par les détecteurs de Neutrons, mais peuvent facilement être confirmés par des changements isotopiques) sont des cibles pour l'Hydrogène.


    L’Hélium est produit avec les outils de la chimie et sans surmonter la force de répulsion des particules positives de Coulomb. Et sans exiger ni produire d'éléments radioactifs.


    Il est étrange que les LENR soient négligées par le DOE, l'industrie et le Pentagone. Mais pas plus étrange que l'histoire de l'énergie nucléaire, si il n'y avait pas le leadership de l'amiral Rickover, et de ses amis personnels au Congrès, l'énergie de fission nucléaire pour des sous-marins et des centrales électriques n'aurait jamais vu le jour. Les institutions les mieux dotées perturbent rarement le statu quo.


    Des progrès sont réalisés rapidement par des entreprises privées en lieu et place de l'appui du gouvernement. Malheureusement cela signifie que vous ne pouvez pas rester informé en vous reposant sur un abonnement à "Science". Mais restez à l'écoute.




    Thank you to my friends Google and Reverso, though they were not very focused ... ^^




    More info on Page family :


    Page (Larry) was born in East Lansing, Michigan, United States (U.S.). His father, Carl Vincent Page, Sr., earned a PhD in computer science in 1965, when the field was being established, and has been described by BBC reporter Will Smale as a "pioneer in computer science and artificial intelligence". He was a computer science professor at Michigan State University and Page's mother, Gloria, was an instructor in computer programming at Lyman Briggs College at Michigan State University.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Larry_Page


    Larry Page’s brother, Carl Victor Page Jr. is not as successful as Larry is. Carl sold his co-founded eGroups to Yahoo. In 2008, Carl went through a financial crisis. Earlier Carl had been far ahead of his brother in terms of success. However, a decade later it had all changed.
    http://www.celebrityfunfacts.com/larry-page/f45g23/


    CARL V. PAGE JR. is a co-founder of eGroups, Inc., where he helped build a network of 14 million users who relied on eGroups to support Web-based collaborative work efforts. eGroups was eventually acquired by Yahoo! and is today known as Yahoo! Groups. A serial entrepreneur and investor based in the Bay Area, Mr. Page's experience ranges from hardware to Internet companies, and from startups to large multinationals. He has previously held positions at Microsoft and Mentor Graphics. He sits on various boards, including the Michigan State University Computer Science and Engineering Advisory Board, the National Advisory Committee to Electrical Engineering and Computer Science and the Michigan Memorial Phoenix Energy Institute at University of Michigan, and the Business Advisory Board of Insilicos LLC.
    http://edge.org/memberbio/carl_v_page

  • De rien Alain... :P 
    Tu ne dois toi-même pas compter ton énergie, vu ton niveau d'activité. Admirable.


    Pour ma trad', c'était pas rien, cette fois, bien long, et je ne suis pas bilingue, c'est du boulot.
    Du coup ce n'est pas parfait, mais ça m'est utile, alors autant que ça le soit à d'autres...
    Et c'est toujours plus lisible qu'une traduction Google. :crazy: