Face à l’incertitude et à l’adversité: la leçon de l’amiral Stockdale

  • Un article en français, qui mériterais d'être lu par tout le monde.

    https://philippesilberzahn.com…con-de-lamiral-stockdale/


    Référence à l'histoire de l'Amiral Stockdale.

    Prisonnier au Vietnam il expliquait bien qu'il savait qu'il s'en sortirait et qu'il en tirerait quelque chose de grand, mais il expliquait tout autant que ceux qui craquaient étaient des optimistes, qui voyaient des issues à court terme, genre "on sera sorti à Noël"...


    « C’est une leçon très importante, conclut Stockdale, se tournant vers Collins. Vous ne devez jamais confondre la foi en votre victoire à la fin – que vous ne pouvez jamais vous permettre de perdre – avec la discipline nécessaire pour affronter les faits les plus brutaux de votre réalité actuelle, quels qu’ils soient ».


    Il y a deux avantages à accepter la réalité. D’abord, cela dégage l’esprit pour pouvoir agir, car celui-ci n’est plus encombré par des fantasmes de monde d’après ou de lendemains qui chantent. Ensuite, la réalité constitue la base sur laquelle on va pouvoir agir. Agir à partir de la réalité, avec ce qu’on a sous la main, c’est le second principe. Pour Stockdale, agir c’est d’abord survivre, puis organiser des réseaux de communication et de résistance au sein de la prison. Il le fait avec d’autant plus de détermination qu’il a admis qu’il est là pour longtemps et qu’il ne peut compter sur la clémence de ses geôliers ou sur une aide extérieure. Il fait avec ce qu’il a sous la main, et avec les gens qu’il a sous la main monter son réseau, entre deux séances de tortures. Il ne se fait aucune illusion, mais il avance.

    Enfin, accepter la réalité incertaine, c’est se dire qu’on peut essayer de tirer parti de la situation dans laquelle on se trouve. C’est le troisième principe. Ce n’était pas évident pour Stockdale, pour qui survivre était déjà une victoire, mais c’est possible pour nous qui pouvons faire plus que survivre. Si nous ne pouvons pas grand-chose à la situation telle qu’elle est, nous pouvons en revanche contrôler comment nous y répondons.


    Il faut selon lui abandonner les espoirs précis, pour se concentre sur le combat âpre et violent de tous les jours, en ayant juste la certitude, qu’en se battant bien, sans lâcher, on s'en sortira.


    J'ai immédiatement fait le lien avec la fusion froide, où j'ai subit une série d'espoirs déçus, mais aussi participé à des initiatives ouvertes.

    Ne soyons pas optimistes, pas pessimistes non plus, juste à se battre en sachant que la victoire sera au bout, mais au bout d'un long chemin que nous découvrons, pas à pas.


    Note to moderatoirs, feel free to correct my google globish.

    (and a remote hug to everybody)